"Les Echos" du 18 juin rapportent les propos de Valérie Pécresse, Ministre de la Recherche : « Bloquer la tenue du conseil d'administration, qui est un lieu de dialogue démocratique, c'est aller
contre l'intérêt des chercheurs »
Si le CA du CNRS est un lieu de dialogue démocratique, plaignons la démocratie !
N'est-ce pas ce même CA qui avait avalisé le projet de réforme de B. Larrouturou pour ensuite voter contre et créer une crise dont l'organisme n'est pas encore remis ?
Ils continuent avec Catherine Bréchignac, présidente du CNRS, qui prétend que la majorité silencieuse des chercheurs est désormais prête à accepter le plan stratégique. « Il n'y a que 200
directeurs de laboratoire sur 1.200 qui sont opposés aux changements. »
Est-ce de l'auto persuasion ? Il ne s'agit certainement pas, en tout cas, d'une analyse scientifique des faits, étant donné le nombre de directeurs de laboratoire qui signent pétitions et appels
dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne soutiennent pas la politique de Mme Bréchignac.
« C'est moi qui ai lancé l'idée des instituts pour améliorer la visibilité du centre et utiliser au mieux l'argent public ... », déclare-t-elle aux "Echos".
Il n'y a sans doute que la présidente pour ne pas se rendre compte que le CNRS est visible internationalement. Le réformer, certes, c'est sans doute nécessaire, mais pas dans cette confusion des
motivations qui pollue aujourd'hui un débat fort peu démocratique.
Après l'achat d'un supercalculateur qui s'est fait sans concertation avec les autres organismes, et au détriment du budget du CNRS consacré à l'innovation, on peut légitimement douter de la volonté
réelle de la présidente "d'utiliser au mieux l'argent public".
Enfin, je suis "heureux" de savoir enfin de qui vient la brillante idée de créer au CNRS de nouveaux Instituts disciplinaires au nom de l'interdisciplinarité, et surtout de laisser sur le côté
Sciences de la Vie et Sciences et Techniques de l'Information et de la Communication.
Le CNRS n'a pas besoin d'un quelconque ministre ou groupe de pression politique malveillant pour être menacé d'extinction. On s'en occupe de l'intérieur. cela me rappelle quelque chose, comme "mon
Dieu, protégez-moi de mes amis, mes ennemis, je n'en charge" !!!!