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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 18:44

 Nice-avril2011Vendredi 1er avril, et ce n'était pas un "poisson", j'ai eu la chance de participer à une journér régionale d'éthique organisée par l'Espace Ethique Azuréen et le CCNE. Quelle joie de voir rassemblées près de sept cent personnes avides de se confronter à des questionnements éthiques et de les discuter !

Voici le texte de l'intervention qu'il m'a été permis de faire lors de  cette journée :

 

Introduction

Par profilage médical, on entend un ensemble de nouveaux services à la personne regroupant essentiellement l'accès direct du consommateur à l’imagerie corps entier au titre de « bilan de santé », et le profilage génétique personnel pour l'évaluation d'une susceptibilité individuelle à telle ou telle maladie. Il s'agit, dans les deux cas, de technologies existant en santé publique pour le diagnostic, qui sont, depuis ces dernières années, proposées en accès direct à des personnes sans symptômes médicaux particuliers.

Le Nuffield Council on Bioethics a récemment rendu public un rapport sur cette problématique, sous le titre « Profilage médical et médecine en ligne : éthique du « soin de santé personnalisé » dans une ère de consumérisme ». L’important travail du Nuffield Council on Bioethics prend sa source dans l’enthousiasme instinctif que beaucoup d’entre nous ont pour l’évolution très rapide des technologies médicales. Il tente d’apporter une analyse et même des réponses à l’outrage provoqué par les prétentions et les revendications scientifiques de sociétés pharmaceutiques qui souhaitent créer dans la population des besoins, qualifiés de médicalement justifiés. En effet, les promoteurs d’un accès direct du consommateur au profilage génétique, à l’imagerie corporelle et aux sites Internet qui offrent des conseils médicaux, prétendent ouvrir une nouvelle ère de « soins de santé personnalisés ». Comment ne pas explorer cette audacieuse revendication, en déterminer la signification et ce que peuvent en être les enjeux éthiques ?

Inégalités

Chacun le sait, nous ne sommes pas tous égaux devant la maladie et la mort. Cette inégalité tire son origine de facteurs multiples, et surtout de leur combinatoire : certains sont individuels tels que l’hérédité, le sexe, l’âge, comportementaux comme le mode de vie, la nutrition ; des facteurs socio-économiques tels que l’activité professionnelle, les revenus, le logement, ou l’accès aux soins.

Un rapport établi par Sir Michael Marmot et ses collègues en 2010 sur les inégalités face à la santé au Royaume Uni est intitulé : « Fair society, healthy lives », ce que l’on pourrait traduire par « société juste, vies saines », même si la traduction de « fair » par « juste » est un peu réductrice. On y lit : «  Pris ensemble, les déterminants structuraux et les conditions de vie quotidienne constituent les déterminants sociaux de la santé et sont les responsables principaux des inégalités … ».

Il est certain que nous ne sommes pas égaux devant la maladie et que l'hérédité comporte ses composantes subtiles de diversité qui font, par exemple, que certains grands fumeurs ne vivront jamais la dévastation qu'est le cancer du poumon tandis que la majorité d'entre nous prend ce risque considérable à chaque bouffée de cigarette. Ce qui est vrai pour le risque l'est également en ce qui concerne les traitements car ils ne sont que rarement adaptés à la personne.

Ainsi, l’hérédité est un facteur d’inégalité. On pourrait donc, à première vue, penser que le développement de tests génétiques ouvrant à la prévention de maladies héréditaires devrait être facteur de réduction de cette inégalité.

Mais, l'avènement de ces tests génétiques en santé publique soulève des interrogations multiples, notamment éthiques. Adressés à leurs débuts aux maladies dites « rares », et qui le ne sont pas tant que cela, ils semblent se généraliser vers tout un ensemble de prédispositions et semblent désormais d’intérêt immédiat pour la prise en charge médicale. On parle aujourd’hui « d'examens des caractéristiques génétiques d'une personne » (décret du 23 juin 2000). Il faut différencier les tests génétiques chez un patient présentant déjà des symptômes qui sont réalisés dans un contexte clinique, et ceux dits de médecine prédictive qui concernent des personnes asymptomatiques.

Le magazine « Forbes » estime que le marché des tests génétiques pourrait peser jusqu'à 77 milliards d'euros.

Génétique et génomique

Tout d’abord, il existe un phénomène tangible, clair et bien connu qui est que les enfants ressemblent à leurs parents … Mais, malgré ce qu'on apprend aux élèves des classes primaires, on ignore presque totalement commence cela fonctionne.

Nous sommes nombreux dans cette assemblée, et je crois donc qu’il ne m’est pas difficile d’introduire la notion de phénotype : nous sommes tous différents, et cela se voit. Nous sommes très semblables, mais tous différents. De tous temps, ce sont de telles différences qui ont justifié bien des excès et des exclusions. Pourtant, la différence, même lorsqu’elle est d’origine génétique, n’a pas attendu notre époque pour être stigmatisée. La première différence génétique qui a été de tout temps reconnue est celle basée sur la présence ou l’absence d’un chromosome Y. Le sexisme a toujours existé, même alors que la génétique n’était pas encore née !

Gregor Mendel (1822-1884), un moine tchèque, passionné de botanique a choisi les pois pour établir les lois fondamentales qui définissent la manière dont les caractères héréditaires se transmettent de génération en génération … Il a créé la GÉNÉTIQUE ! Il s’agit donc d’une discipline jeune, à peine plus de cent cinquante ans ! Science récente, mais dont les progrès technologiques phénoménaux qui l’accompagnent la créditent de pouvoirs colossaux. Ces progrès ouvrent la voie à une banalisation de l'accès à l'information génétique. Ces avancées formidables nous placent également devant des devoirs inédits et des responsabilités nouvelles qui laissent penser que la limite principale au développement de la génétique et de la génomique humaine n’est plus, ou ne devrait plus être de l'ordre du « progrès » technique mais de la réflexion éthique.

On parle beaucoup d’information génétique. En effet, le gène, qui est le déterminant héréditaire d’un caractère, nous nous sommes référé au phénotype il y a un instant, est, ainsi que le rappelle souvent mon ami Pierre-Henri Gouyon, de l’information et non de la matière. Pourtant, cette information a un support. Ce support primaire du gène est l’ADN présent dans nos chromosomes, ainsi que Avery, MacLeod et McCarty l’ont démontré en 1944. Le génome rassemble tous ces gènes, en même temps que beaucoup d’ADN dont nous ne savons pas très bien à quoi il sert.

Notre ADN comporte 3 Milliards de paires de bases, un alphabet à quatre lettres A, T, G, C. Il est le même dans chacune des quelque 100 000 Milliards de cellules de notre corps qui pourtant ont chacune leurs particularités et leurs fonctions. Ceci indique d’emblée que le niveau d’information présente dans la séquence de l’ADN n’est pas seul en charge de la confection et du fonctionnement de chaque cellule de l'organisme, et de l'organisme entier.

Il existe un décalage important entre la recherche fondamentale en génétique et en génomique et la représentation qu’en a la société. Ce décalage peut être entretenu par le discours même des biologistes moléculaires. C’est un discours fait de métaphores liées en particulier à l’informatique : la génétique est présentée comme un « programme » fondé sur un « codage », et incluant des « serrures », des « séquences », des « lettres », etc… Si tout est codé dans un alphabet immuable, comment échapper au déterminisme ?

La recherche sur le génome humain a progressé de façon formidable, dans tous les sens du terme : à la fois remarquable, extraordinaire, et terrifiant. N’est-il pas terrifiant, en effet, d’entendre certains réduire l’homme à sa complexion génétique, et donc à son génome ?

On a pu établir la séquence de l’ADN présent dans le génome humain. La première de ces séquences a été rendue public en 2001-2003. Elle a représenté 13 ans de travail pour un montant de l’ordre de 3 milliards de dollars. En 2007, deux scientifiques de renom ont fait établir la séquence de leur ADN en quelques mois et pour, chacun, moins d’un million de dollars, soit trois mille fois moins que la première séquence. Aujourd’hui, la même chose peut être réalisée en huit jours pour moins de $ 10 000, dans deux ans pour moins de $ 1 000, et on nous annonce qu’en 2018, ce serait fait en quelques secondes pour $ 100.

Par delà les chiffres, la masse considérable d’informations que les techniques les plus modernes de la génomique nous apportent nous donne un certain vertige. Nous avons aujourd'hui une masse d'éléments d'information, et la question demeure quant à la nature de l'information réelle et utile, c’est-à-dire utilisable, qu'ils nous apportent. Nous sommes encore très loin de comprendre le sens du message dont nous sommes capables de lire les lettres.

Ne négligeons donc pas le temps qui sera nécessaire pour progresser dans la compréhension, et celui qu'il faudra pour que la Science soit en mesure d'interpréter tel ou tel phénomène. La soi-disant « révolution génétique » a encore une immense marge de progrès devant elle.

Révolution génétique

Pourtant, il y a peu de temps encore, Geoff Carr, éditeur scientifique de la revue The Economist, prédisait que « la révolution génétique améliorerait diagnostic et traitement, qu’elle nous permettrait de manipuler les animaux, les plantes, les champignons et les bactérie pour le mieux-être de l’homme, et qu’elle révèlerait avec un luxe de détails ce qui fait précisément de nous des êtres humains ». Rappelons ici que nous partageons 70 % de nos gènes avec … La banane !

Ce lyrisme fantasmatique de l’ignorance qui témoigne de la fascination qu’exerce la technoscience peut être confronté à ce qu’écrivait Michel Freitag dans L’oubli de la société :

« En face de la guerre des étoiles, il y a la faim, le manque d’eau, l’errance.  

Face à la "révolution informatique", il y a l’éducation gâchée, l’analphabétisme. 

Face à la "création" de nouvelles espèces biologiques, il y a la menace qui pèse sur celles qui existent déjà dans leur propre "savoir-vivre", leur propre genre. 

Face à l’affirmation du "tout est possible", il y a l’évidence sensible, morale, esthétique que tout ce qui compte existe déjà, sauf la justice entre les hommes. »

Bien sûr, dire que la génétique et la génomique peuvent apporter beaucoup à la médecine relève de l’évidence. S’il est admis par tous que la connaissance fondamentale en biologie sert de base aux progrès de la médecine tant dans le diagnostic que dans la thérapeutique, il est non moins évident que la génomique, dans son acception la plus large, représente un élément déterminant de cette connaissance. Mais un élément seulement. Elle nous met sur la piste de la « mécanique » des gènes associés à des maladies fréquentes ou rares (orphelines) et de la complexité de leurs interrelations. Déjà de nombreux gènes ont été identifiés, dont les altérations conditionnent la susceptibilité à certains types de cancers, à l'hypertension artérielle, au diabète, à l'obésité, à l'athérosclérose, à des maladies infectieuses, à la maladie d'Alzheimer et à des désordres mentaux.

La « biologisation » et la « généticisation » sans précédent du discours social font le lit de fantasmes ancestraux, tels que ceux de l’enfant parfait, voire de la soi-disant amélioration de l’espèce humaine, l’homme « augmenté ».

Le film d’Andrew Niccol «  GATTACA », film de science presque fiction de 1997, présentait une société fondée sur un eugénisme libéral. Les enfants y naissent après un diagnostic préimplantatoire afin de s'assurer qu'ils possèdent les meilleurs traits héréditaires de leurs parents. Si la discrimination génétique est interdite par principe, elle y est mise en pratique dans les faits et facilitée par une biométrie génétique d'utilisation instantanée. Le film explore l'idée d’un destin entièrement génétique dont le héro, Vincent Freeman (« homme libre »), démontre le caractère illusoire et faillible. Vincent, être imparfait, puisque né en dehors d’une sélection génétique, et porteur de facteurs de risque identifiés qui doivent le conduire à mourir précocement, dépasse ses insuffisances par la force de la volonté et de l'esprit, à l’instar de personnalités du monde réel comme Albert Einstein et son cerveau hypertrophié à gauche, Michel Petrucciani et sa maladie osseuse, l’ostéogenèse imparfaite, Abraham Lincoln, Félix Mendelssohn ou Sergueï Rachmaninov et le syndrome de Marfan, ou Wolfgang Amadeus Mozart dont certains prétendent qu’il était atteint de la maladie de Gilles de la Tourette.

La finalité d’un diagnostic génétique varie d’une maladie héréditaire à une autre, dépendant à la fois de sa sévérité, de son caractère mono- ou multigénique, de son mode de transmission (récessif ou dominant), de la pénétrance des mutations, c’est-à-dire de la fréquence à laquelle le porteur d’une mutation déclenchera la maladie, ou de leur corrélation avec différentes formes de la maladie (relations « génotype / phénotype »), … Pour certaines maladies, le diagnostic génétique donne accès à des mesures thérapeutiques ou préventives efficaces. Il est donc justifié médicalement. Pour d’autres, le diagnostic répond principalement au désir de la personne de se savoir porteuse d’une prédisposition à telle ou telle maladie. Mais il convient tout d’abord de respecter le droit de savoir ou de ne pas savoir ! Savoir pour quoi, savoir pour qui. Il est intéressant de constater que ceux qui attendent le plus du profilage génétique n’en sont pas les sujets, c’est-à-dire ceux qui paient pour l’obtenir. Non, il s’agit des chercheurs, certes, mais également tous ceux dont le profit trouverait une marge de progrès significative en définissant mieux des populations, des risques. Ceux à qui parlent les statistiques, puisque le risque est statistique.

Médecine prédictive et médecine personnalisée

Certes, le profilage génétique, en nous donnant accès à une évaluation des associations entre variabilité génétique, physiologie, et pathologie (au niveau du risque et de la thérapeutique), ouvre à de nouveaux domaines de la recherche moderne en biologie comme la pharmacogénomique. Elle représente la base de ce que certains qualifient aujourd’hui de « théranostic », mot qui résulte de l’association des mots : thérapeutique et diagnostic, et d’autres de médecine personnalisée. Elle permet de choisir le traitement en fonction de la réaction de chaque individu, de son fond génétique. Il s’agit de définir et d’identifier de nouveaux, et toujours plus de biomarqueurs, indicateurs à la fois d’efficacité thérapeutique et de toxicité potentielle liée à des facteurs génétiques, d’en évaluer la pertinence pour un patient donné, et de les suivre au cours du traitement. On peut ainsi imaginer la confection de « médicaments sur mesure », puisque le réel défi des nouveaux traitements est bien celui de la réponse à la diversité, celui de l'adaptation personnelle, de la rationalisation des ciblages thérapeutiques et de la combinaison des traitements. La médecine moléculaire personnalisée répondra de mieux en mieux au défi de la diversité en abordant la connaissance de la complexité.

Mais pour bénéficier d’un tel progrès, il faudrait que le patient partage tout ou partie de son identité génétique avec son médecin, sa caisse de Sécurité sociale. On rejoint là tout un débat sur le contrôle des informations présentes dans un dossier médical personnel. De plus, le « sur mesure » a un coût : plus possible d’écouler des blockbusters, ces médicaments produits en millions d’exemplaires. Le sur mesure en santé, est, comme le sur mesure dans la confection, réservé aux plus riches. Ainsi, non seulement la pharmacogénomique ne peut pas profiter aux pays dont les ressources sont insuffisantes, mais même dans les pays dits « riches », les inégalités s’accroissent : les génériques de médicaments chimiques à large spectre pour les uns, la thérapeutique personnalisée pour les autres.

Une emphase est mise actuellement sur cette « personnalisation » accrue de la médecine préventive et thérapeutique. Je partage l’avis du Nuffield Council on Bioethics qui pense que la plupart des revendications pour un diagnostic et un traitement plus individualisé semblent être surestimées et doivent être traitées avec prudence. Cette «personnalisation» n’est sans doute pas un bien absolu. Ces progrès sont supposés donner aux individus un meilleur choix et un meilleur contrôle de leur propre santé, et leur fournir une sorte d'assurance de « bonne santé » (détection de la maladie à un stade précoce, par exemple). Mais ils peuvent aussi provoquer confusion et/ou anxiété, conduire à des procédures invasives et inutiles, et donc des risques supplémentaires. Ils placent la société devant de nouveaux dilemmes éthiques, devant des choix politiques d’équilibre entre consumérisme et responsabilisation, entre choix individuels et nécessité d'assurer l'équité au sein de la population (partage des risques financiers en matière de santé publique, par exemple).

Pour revenir sur un versant plus positif, le conseil génétique est là pour aider les personnes susceptibles de transmettre une affection génétique et leur famille, à comprendre la maladie et les risques afférents, mais également pour évaluer, dans un contexte (psychologiquement) adapté, les différentes options en matière de choix de vie et de reproduction.

Les « résultats » vendus par les sociétés de profilage génétique font, eux, appel, dans le cadre d’une autonomie exacerbée, aux responsabilités de leurs clients vis-à-vis de leur santé, sans expliquer quelle responsabilité cela implique. Les risques annoncés étant par essence ambigus, est-il concevable de devoir changer de style de vie sur la seule base de résultats bruts, sans l’aide d’un médecin pour interpréter les risques statistiques ? Puisque l’existence d’un risque implique que l’on pourrait parfaitement de pas développer les différentes maladies qui sont pronostiquées au terme du prétendu profilage, est-il raisonnable d’informer les membres de la famille, les assureurs ou les employeurs de ces risques potentiels ?

Déjà aux Etats-Unis, les services de police ou la justice peuvent consulter les dossiers sur demande. Pis encore, la société 23andMe qui tient une place de leader dans le profilage génétique personnel, indique dans ses conditions de vente qu’elle s’approprie l’ADN de ses clients : « Votre salive, une fois qu’elle nous est soumise et que nous l’avons analysée, devient notre propriété » !

Le premier risque est donc, à mon sens, celui de la perte progressive de l’intimité génétique. Si l’information générée par le profilage génétique, et plus généralement par le profilage médical, devient accessible, et pourquoi pas libre d’accès, il y a plus qu’un risque, il y a DANGER.

Et le corollaire de ce danger est la création d’une sous-classe de « lépreux génétiques » à qui des droits fondamentaux, tels que ceux énoncés dans l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948[1], le travail, les assurances, le logement, le mariage, le droit à avoir des enfants,  pourraient être refusés.

 

En sorte de conclusion, je vous laisse sur cette phrase de Guillaume Le Blanc,  philosophe de la précarité, de l’exclusion, de l’invisibilité sociale : « L’éthique tire sa valeur de l’attention qu’elle confère aux figures de la vulnérabilité »

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[1] l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 affirme plus qu’il ne définit le droit à la santé : « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires. »

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ec2742 27/01/2014 17:19

Bonjour,

Je suis un homme de 57 ans, et depuis maintenant plus de 8 mois environ, je suis plongé dans un état physique et mental indescriptible. Pour ma part, je suis maintenant absolument persuadé que je suis dans une dépression sans limite, pour laquelle je ne suis aucunement et directement responsable.

Malgré que je consultais très peu mon médecin traitant, ayant été dans l’obligation de quitter ce dernier certes pour lui-même très proche de la retraite, je n'avais absolument et auprès de ce médecin plus aucuns dialogues, plus aucune confiance, mais également plus aucune écoute de sa part, car j’avais réellement le sentiment qu’une seule chose l’intéressait, c'était de faire au maximum de la carte vitale, sans compter que ce dernier s'est trompé sur plusieurs diagnostics me concernant et qui de plus, ne voulait pas entendre parler de CMU.

Après donc qu’un autre médecin ai de suite accepté de me reprendre en charge, je me suis donc présenté auprès de ce médecin situé à 25 kms de mon domicile, mais après avoir fait le constat à savoir, que son cabinet était dans un état totalement insalubre et déplorable, mais surtout au vu de son attitude plutôt suspecte et des méthodes qu’il a employait lors de ma première consultation, procédés totalement contraires à l’éthique médicale, très surpris et inquiet, j’ai choisi immédiatement de ne plus le revoir.
Au vu d’un tel cabinet médical, ce « médecin » devait sans aucun doute manquer de patients, et c’est sans doute la raison pour laquelle, il avait accepté de suite de me prendre en charge ?
Bref, sauvez vous …. !

Depuis il m'est donc en effet et dorénavant impossible et ce depuis un an et demi, d'obtenir simplement un nouveau médecin traitant dans le secteur où je survis.

A ce jour, j'ai déjà contacté avec justificatifs à l'appui, 41 et autres médecins généralistes autour de mon secteur, c'est à dire l’ensemble des médecins généralistes situés environ dans un rayon de 30 Kms.
Malgré que je leur avais exposé mon état de santé actuel, aucun d’entre eux n'a accepté simplement de me répondre à ma demande de prise en charge, sauf 4 qui m'ont quand même répondu mais par la négative, (trop de patients ou départ éminent à la retraite, qui pour cette dernière condition je peux encore comprendre)
Pour les 37 et autres médecins, aucun n’a eu au moins l’amabilité de me répondre simplement à ma demande de prise en charge, y compris par la négative ???

De plus bénéficiaire de la CMU, je suis perpétuellement exclu et constamment stigmatisé comme un profiteur du système, un privilégié social, etc., etc....
Bref perpétuellement discriminé, et pourtant croyez moi, que depuis que je suis sous un tel statut, je me sens humilié et ce, pour avoir presque toujours travailler et cotiser, avec à mon actif, dans ma vie et au total, deux ou trois consultations médicales par an et seulement à ce jour, que 6 arrêts de travail de 3 jours à une semaine.
Je me considère donc bien loin d’être un soit disant, profiteur d’un tel système ???

Au vu donc du code de déontologie médicale en particulier et en vertu de l’article 3 relatif aux : principes de moralité et de probité, de l’article 7 qui précise : que tout médecin doit apporter son concours en toutes circonstances, et pour finir l’article 9 qui stipule que : tout médecin qui se trouve en présence d’un malade ou d’un blessé en péril ou informé qu’un malade ou un blessé est en péril, doit lui porter assistance ou s’assurer qu’il reçoit les soins nécessaires.
Je suis manifestement et à ce jour, fort de pouvoir constater, que tout cela n’est que de la pure foutaise ?

De vivre une telle situation pleinement méprisable, me révolte viscéralement, au point d’en avoir discrètement et par des émotions incontrôlées, des larmes à l’écart de tous, car même si je suis un homme, cela m’arrive de plus en plus fréquemment.

J’ai également signalé ma situation auprès de ma caisse d’assurance maladie (RAM-RSI), car par manque d’emploi stable, j’ai décidé de devenir auto entrepreneur, mais je suis actuellement sans plus aucunes activités à cause de ma santé, j’ai donc saisi auprès de cette caisse d’assurance maladie le médiateur ainsi que le conciliateur.
A ce sujet, je n’ai reçu aucunes réponses de leur part ???

De même, j’ai signalé ma situation auprès de l’ARS, ainsi qu’auprès du ministère de la santé, là aussi aucunes réponses ???

J’ai aussi signalé à plusieurs reprises ma situation auprès du Conseil de l’ordre des médecins de Paris.
Ce dernier m’a répondu, qu’il ne lui appartenait pas de se charger de ce genre de problème relatif à la recherche d’un nouveau médecin traitant. Correspondance à l’appui ?

A ce jour, je n'ai donc plus aucunes possibilités sur mon secteur et après avoir contacté la totalité des médecins généralistes, d'avoir simplement un accès à un médecin dit « référent », pourtant imposé par ma caisse d’assurance maladie et ce, dans le but d’obtenir et de respecter un parcours de soins coordonné tant imposé ?

Toutefois, j’estime quand même avoir le droit comme tout citoyen, d’obtenir un nouveau médecin référent auprès de qui je peux avoir une entière confiance, ainsi qu’une écoute attentive, et non avoir à faire à de divers médecins volatiles et au rabais, qui de plus ne possèdent aucunes informations médicales vous concernant. Dans ce cas où se trouve le parcours de soins coordonné ???

En résumé, de très nombreux médecins refusent dorénavant tout rendez-vous pour un patient qu’il ne connaît pas, les secrétaires ayant toutes et manifestement reçues des consignes à savoir : de faire systématiquement barrage sous divers prétextes injustifiés ?

Néanmoins, seuls de très rares médecins acceptent de vous recevoir, mais pour vous infliger dans un premier temps une très longue attente, et ensuite dans un deuxième temps, vous recevoir en un coup de vent, où vous n’avez à peine le temps de leur exposé votre état de santé, du moins en ce qui concerne le plus urgent, car pour eux vous n’êtes qu’un patient de trop ?

Par la suite et sans pour autant avoir été parfois examiné car c’est aussi mon réel vécu, ils vous fournissent une ordonnance pour vous contenter, mais surtout afin que vous quittiez le plus rapidement possible leur cabinet et ce, au profit de leurs patients « abonnés », attitude que je condamne fermement en vertu des textes corrélatifs à leur déontologie médicale.
Je me vois donc très mal, d’aller rencontrer ce genre de praticien dans l’état de santé déplorable où je suis actuellement, d’autant plus qu’ils refusent de toutes manières à devenir votre médecin référent.
En conséquence nous sommes dévisagés au même titre qu’un chien ?

Je me suis adressé également à une soit disante « assistante sociale », qui m’a précisé que les médecins sont malheureusement en droit de refuser des patients en tant que médecin traitant. Alors dans ce cas à quoi servent t-ils ?
Cette dite « assistante » ne m’a proposé aucunes autres solutions en dehors que j’aille de moi-même et directement à l’hôpital.
Mais au vu de mes expériences hospitalières où j'ai tellement vécu de préjudices physiques et moraux lors de mes dernières hospitalisations, je n’ai plus aucunes appétences de me présenter de moi-même et directement à l’hôpital et pour cause :

* Comme par exemple et à l’abri de tous regards, il faut savoir qu’en 2005 j’ai subi tard le soir un acte volontaire à caractère sexuel avéré, donc bien loin d’être un acte purement médical, acte réalisé par deux infirmières infâmes et ce, pendant une phase de réveil après une anesthésie, infirmières qui ont été surprises par un cadre de santé en train de réaliser un tel acte et ce, derrière un rideau « préservant soit disant », votre intimité corporelle ???
A mon réveil, ce cadre de santé m’a donc discrètement tenu informé « avec précisions » de l’accomplissement de cet acte ignoble, pour lequel j’ai entrepris les suites appropriées envers et contre de ces deux infirmières pestiférées, qui croyez moi ne le sont plus à ce jour, car le témoignage de ce cadre de santé a été capital et sans appel dans le cadre de cette affaire.

Comme vous pouvez en faire le constat, de tels sévices n’arrivent pas seulement qu’à des femmes, mais simplement il est beaucoup plus facile pour une femme de réaliser un tel acte sur un homme, surtout quand ce dernier est plongé malgré ses souffrances, dans un sommeil artificiel et à l’abri de tous regards, sauf et fort heureusement pour moi, pour ceux corrélatifs à ce cadre de santé ???

A ce jour, étant de plus en plus accablé, je reste et resterai à vie extrêmement choqué et totalement écoeuré, que de telles attitudes interviennent au sein même d’un établissement de santé dit « hospitalier »
Mais dans un sens je suis aucunement étonné, car certains ou certaines se prennent bien du plaisir visuel et physique sur nos personnes malades, qui pour ces dernières et pour la plupart du temps, ne peuvent malheureusement et sur le moment, réagir au vu de leur état de santé. Pour moi et j’en suis convaincu, il n’y a pas plus porno qu’un hôpital !

Je ne me remettrai jamais de ce grave traumatisme que je considère être relatif à une agression envers mon intimité corporelle pendant mon sommeil, et depuis je ressens en moi-même une colère perpétuelle et inexprimable, exaspération que je ne peux plus dorénavant évacué, exaspération qui me provoque depuis longtemps de graves insomnies, car depuis cet événement je n’ai qu’un sommeil de 3 heures maximum par jour, c'est-à-dire en général de 22h à 1h du matin. Le reste de la nuit je le passe à écouter la radio jusqu’au lever du jour.

C’est la raison pour laquelle, et uniquement dans le cadre où un acte médical est corrélatif à un accès à mon intimité corporelle, que cela soit directement ou indirectement, je refuse dorénavant et catégoriquement que le corps médical féminin ne m’approche ni même me touche et ce, quelque soit l’acte ou les circonstances, y compris sous un statut d’urgence ou autres.

En effet et au vu que des mauvais souvenirs me reviennent systématiquement, je suis dans un tel cas légitimement et dorénavant très mal à l’aise, car je ne supporte absolument plus la présence d’aides-soignantes, d’infirmières ou de femmes médecin auprès de ma personne malade.
Depuis, je refuse de même et catégoriquement la venue d’un tel personnel à mon domicile quelques soient les circonstances.
Désormais, seul le corps médical masculin est autorisé à intervenir sur ma personne au cas où, et sous certaines conditions de respect de ma personne, car il n’en est également pas exclu !

Donc et dans le cas d’un non respect de mes volontés, un refus de soins total est immédiat est prononcé par ma personne ou le sera par ma personne de confiance et ce, avec toutes les conséquences qui s’en suivront, à savoir : l’arrêt définitif de tous soins, déconnexion immédiate de tout appareillages, ainsi que mon départ ou alors mon transfert immédiat sous aucunes conditions, de l’établissement où je me trouve, ou de tous lieux.
Sous un état d’inconscience, une personne de confiance est chargée sous sa responsabilité de faire impérativement respecté mes volontés via des directives, et de s’assurer perpétuellement que ces dernières le soient en tous lieux médicaux, et croyez moi sur paroles, qu’une telle situation s’est déjà produite à deux reprises. Avis donc aux amateurs qui ne respecterons pas à l’avenir mes volontés !

En effet, j’ai rédigé des directives très distinctes sur un document de 6 pages, afin que la totalité de mes souhaits soient impérativement pris en compte et strictement respectés en vertu de mes droits fondamentaux en la matière, sous peine de poursuites immédiates pour atteinte à mon intégrité physique.

Actuellement et fort de pouvoir constater dorénavant que je ne peux plus obtenir un médecin référent, il m’est donc impossible pour moi d’obtenir par conséquent un suivi médical fidèle et loyal, donc contraint d’obtenir que des remboursements minimums, sans compter que je n’ai plus aucunes possibilités d’obtenir également un lien de confiance, une écoute attentive, etc., etc…
Bref, autant que j’aille rechercher dorénavant un vétérinaire traitant, si dans l’éventualité je veux être simplement soigné dans le respect de ma dignité !

De pouvoir constater un tel mépris, faut-il sans aucun doute payer des dessous de table pour être soigné honorablement, pratiques qui par ailleurs se font de plus en plus de nos jours, c'est-à-dire avoir à faire à une médecine avec deux poids deux mesures, médecine qui demeure très bien de nos jours ???
Je suis totalement convaincu, que nous revenons donc à la préhistoire de la santé, alors que la France il y a 10 ans était soit disant un modèle ???

En effet, j’ai une telle colère viscérale suite à toutes mes demandes de prise en charge restées vaines, que je me sens totalement écarté et à bout de forces, situation où j’en suis arrivé à ne plus accepter personne autour de moi, ni même me nourrir normalement, tellement que je suis dans un état de santé pitoyable, mais aussi au vu de mes moyens financiers très très réduits, où je suis de plus persécuté en permanence par le système bancaire, mais pour moi ce genre de persécution n’a plus aucunes importances au vu de mon vécu médical.
Il faut savoir que j’ai toujours refusé d’accepter une quelconque aide alimentaire ou matérielle, car je souhaite préserver avant toutes choses ma dignité, enfin ce qu’il en reste… !

Au vu maintenant d’une telle situation, il m'est dorénavant et pour ma part impossible de consulter un travailleur social ou tout autre spécialiste en la matière, car je m’en sens totalement incapable au vu d’un désespoir inexprimable.
Il m’est maintenant inconcevable car je ne crois plus en rien, de pouvoir parler de mes problèmes face à face ou par téléphone, problèmes liés surtout à mon dégoût et à toutes mes appréhensions qui deviennent de plus en plus importantes de jour en jour et ce, depuis deux ans, en particulier dues à mon état de santé devenu de plus en plus très préoccupant, sans compter que je suis sans plus aucunes activités avec comme seul revenu le RSA, situation qui me pèse également de plus en plus, car là aussi vous devez en permanence vous justifier au même titre qu’un étranger en situation irrégulière, alors que je suis depuis ma naissance un français de souche…
Autant vous dire et étant parfaitement conscient que je mettais ma vie en danger, j’ai même refusé à deux reprises et en étant dans un état semi conscient, que le SMUR me transfert au sein de l’hôpital où s’est passé cet acte odieux et ce, suite à des malaises survenus en dehors de mon domicile. Malgré tout et après un acharnement placé une fois de plus sous aucun respect du patient relatif à ses souhaits, acharnement émanent à chaque fois du médecin du SMUR, ce dernier très surpris et très inquiet sur le moment, ayant malgré tout pris connaissance de mes volontés et refusant de même que je sois transféré sur un autre établissement, a donc avec son équipe repris à deux reprises et avec son ambulance le chemin inverse mais à vide et ce, en vertu de mon droit au refus de consentement et par conséquent de soins. Je me suis donc par suite arrangé avec l’aide d’un tiers pour rentrer chez moi.
Dans l’attente et au vu d’une telle indifférence vécue, presque tous les jours même la nuit et après avoir auparavant ressenti des douleurs dans la poitrine, de nouveaux malaises plus ou moins importants interviennent à en perdre parfois connaissance, malaises qui me provoque des sortes de paralysies sur certaines parties de mon corps, en particulier sur le côté gauche et parfois mais c’est plus rare sur le côté droit, ainsi que sur un côté de mon visage, qui parfois sont accompagnés de très forts tremblements sur tout le corps, sans compter également que parfois interviennent des petites hémorragies à l’intérieur de ma cavité buccale.
Après quoi je me réveille dans un état semi conscient sans plus savoir où je suis, jusqu'au jour bien entendu où il n'y aura plus aucun réveil, mais pour moi c’est devenu une habitude et sans plus aucunes importances au vu de toute cette indifférence.
Après tout et si dans le cas le pire m’arrive, alors je n'e serai que soulagé de toutes ces souffrances insupportables !

J’ai en effet de nombreux problèmes liés à des arrêts respiratoires brusques, soit disant d’origine cardiaque, mais je ne sais pas encore ci c’est ce genre de pathologies qui me provoquent ces malaises, mais après avoir déjà été victime de plusieurs AIT à répétition et un cancer, je ne suis plus du tout suivi depuis fin 2011, alors que je devais normalement et impérativement être suivi tous les mois, en particulier pour un traitement anticoagulant et autres…
De plus mon système immunitaire était très déficient depuis ma dernière analyse réalisée il y a plus d’un an, (Mon taux de Lymphocytes diminuant d’années en années et étant arrivé à ce jour à 377 / mm3 )

Je ne compte pas aussi, que je suis atteint de diverses pathologies du rachis, liées à une scoliose et à une arthrose dorsale qui me fait énormément souffrir de jour comme de nuit, ce qui peut être normal au vu de mon âge…., sans compter que j'ai dorénavant une toux quasi permanente depuis 5 mois de jour comme de nuit.
Au sujet de ces pathologies dorsales, et après avoir essayé sur mes propres initiatives divers traitements disons « physiques », qui n’ont été qu’un échec, des examens beaucoup plus approfondis étaient pourtant programmés, mais au vu de tout ce mépris dont j’ai fait l’objet de la part du corps médical, sans plus aucunes solutions pour un suivi régulier, j’ai du mettre et par obligation un terme définitif à tous mes soins.

On m’a aussi simplement proposé de faire une cure thermale à mes frais (1500€) pour 6 jours, afin éventuellement de « renouer » soit disant avec les soins, mais au vu de ma situation financière et de mon statut CMU, cela m’a été évidemment et absolument impossible, bref un vrai folklore ???
Ce genre de cure est simplement réservée à ceux qui ont les fouilles bien garnies, et pour qui la plupart du temps en n’ont aucunement besoin ?

De même, quand vous vous présenter de vous-même dans divers hôpitaux, là aussi et avant même que l’ont vous examine, on vous place rationnellement sur la touche sous prétexte que vous engorgez les urgences sans avoir passé préalablement par votre médecin traitant ?
Encore faut-il que vous ayez la chance d’avoir un médecin traitant digne de nom ???

En résumé et même si votre cas est urgent, vous dérangez ?
C’est aussi mon réel vécu à plusieurs reprises !
Pour ma part bénéficiaire de la CMU, autant vous dire que l’on vous accueille comme un vulgaire animal ?
En effet, je n’intéresse sans aucun doute plus personne dans ce milieu médical, étant pour ma part un patient non rentable ???

Je reste donc et dorénavant sans plus aucuns soins, suivis et traitements, pour au moins soulager mes douleurs ou pour éviter que le pire m’arrive, en particulier mon traitement anti coagulant que je suivais depuis 2004, et pour cause....

Sans plus aucunes possibilités donc d'obtenir un simple accès aux soins qui me sont obligatoires, ou d’obtenir une simple ordonnance mais également à ma situation financière, j'ai du mettre fin d’un seul coup et depuis début 2012 à tous mes traitements prescrit à vie, mais également à tous mes suivis médicaux et analyses biologiques obligatoires.
Même mon protocole de soins pour affections de longue durée m’a été supprimé par ma caisse d’assurance maladie et ce, au moment précis de mon changement de caisse d’assurance maladie, où je suis passé de la CPAM au RSI, protocole que je ne peux en aucun cas renouveler par absence évidente de médecin traitant ???

A ce jour je suis donc dans un état lamentable, situation où je reste dans l'obligation parfois de ne plus pouvoir bouger, ni même aborder qui que ce soit dans un tel état. Je suis dévasté par la douleur physique et morale, le désespoir et le dégoût envers ce corps médical abject.

J’étais pourtant et auparavant un homme très dynamique, convivial, joyeux, volontaire et disponible, mais aujourd’hui je suis devenu par la faute d’irresponsables médicaux, qu’un vulgaire déchet !
Autant dire avec une franchise sincère, que j’ai dorénavant que de la haine envers ce corps médical devenu avant tout de plus en plus sélectif et commerçant !

Actuellement je ne souhaite qu'une chose c'est d'en finir et ce, dans la dignité du moins le peu qu'il m’en reste comme je le précise plus haut, car j’ai trop encaissé et j'encaisse encore à ce jour trop de souffrances !
Après donc tant de préjudices physiques et moraux, atteintes liées non seulement au non respect détestable de mon intimité corporelle et de ma dignité, mais également au vu de tant d’exclusions infâmes, je suis qu’un être humain totalement dévasté.

Bref, dans ces hôpitaux et auprès de ce corps médical, je n’ai été simplement qu'un vulgaire morceau de viande sur un étal de boucher !

A ce sujet, j’ai donc rédigé un mémoire de 10 pages qui mentionne avec de nombreuses précisions les principaux préjudices ainsi vécus par ma propre personne, atteintes causées par le corps médical lui-même et ce, afin de laisser irrévocablement des traces.
Je dispose de ce mémoire en permanence sur moi, pour qui voudra le lire une fois que j’aurai quitté ce monde, en particulier celui qui correspond à ce ramassis d’imbéciles médicaux heureux et ce, afin que l'on prenne connaissance de toutes mes démarches et surtout de mon vécu « médical » ignoble....
A ce sujet, certains ont été bien entendu informés de l’existence sur moi de ce mémoire, qui ce dernier a été également déposé par mes soins en divers lieux très précis et ce, afin qu’il soit au moment ou je ne serai plus de ce monde, encore utilisé et diffusé à des moments adéquats, et autant que cela sera nécessaire !

Dans la situation actuelle, je n’ai donc plus aucunes solutions, en dehors d’attendre mon dernier souffle qui ne saurai tarder et ce, au sein de tant de douleurs qui me détruisent petit à petit tous les jours jusqu'à fin s'en suive, sauf peut-être…., si un médecin souhaite « enfin » m’écouter en toute confiance, et surtout dans le cadre de mes souhaits et au sein d’une prise en charge conviviale et respectable et ce, avant qu’il ne soit trop tard.
Mais à ce jour, je n’ai plus aucunes espérances à ce sujet ?

Croyez moi et après avoir été victime de tant de pathologies et avoir vécu de nombreuses hospitalisations plus ou moins infectes, je n’avais vraiment pas besoin de vivre en plus et à mon âge, tant d’indifférences médicales digne d’un caniveau ?

Pendant ce temps, je constate que de nombreux et importants moyens financiers et médicaux sont eux déployés sans aucunes limites à l’étranger pour des populations qui se foutent sur la gueule au nom de la religion ou autres... ? BREF !

Voilà, à bout de forces, je suis malgré tout parvenu pendant environ une heure et demi à rédiger ce présent message via un ordinateur, ayant pris connaissance par hasard de votre site.

Pour moi c'est juste pour que vous le sachiez, car arrivé à ce stade je n’ai plus aucuns espoirs d’être considéré dans cette société répugnante, comme soit disant un être humain !

EN CONCLUSION : Voilà donc à quoi ressemble notre médecine, contrairement à ce que l’ont veut bien nous faire croire, du moins à ceux qui sont assez naïfs pour se laisser ainsi enfumés !

Je vous laisse libre de me demander éventuellement mon mémoire, que j’aurai le plaisir de vous transmette à votre demande.
Cela vous donnera l’occasion de mieux connaître mon vécu médical corrélatif à tout ce mépris !


Merci à vous d'avoir bien voulu me lire, restant bien entendu dans l’espérance, de ne pas avoir été trop long dans mes propos !


Bien cordialement

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