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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 16:54
Citée dans le Monde du 21 août, Mme Valérie Pécresse a observé que "la recherche française, de très bonne qualité, pâtit d'une politique scientifique procédant par focalisations successives (sida, cancer, environnement...), sans vision cohérente d'ensemble", avant d'ajouter qu'elle y perçoit "des retombées socio-économiques insuffisantes." Et, ainsi que poursuit le Monde, d'en déduire sa volonté de fixer un cap qui "donne aux chercheurs une visibilité sur plusieurs années" et qui "mette la science au service de la société et de l'économie".

Instinctivement, ma réaction, face à ces affirmations et à ce qu'elles vont induire pour l'avenir de la recherche, avait quelque chose de lapidaire et aurait pu rejoindre le commentaire d'un lecteur du Monde (robin t) : "Les priorités de la recherche ne regardent pas le gouvernement. Même mon âne le sait."

Mais, la chronique de René Padieu, Inspecteur général honoraire de l'INSEE, dans la Croix du 26 août, m'a ramené à plus de sérieux. Intitulée "à quoi sert la recherche", cette chronique en forme de plaidoyer pour les sciences humaines et sociales, sciences qualifiées par certains de "sciences molles", possède le grand mérite d'interroger sur la rentabilité des sciences, et, plus encore sur la compatibilité qui pourrait exister entre les termes de "politique" et de "science". "La première, souligne-t-il, invoque des buts et des certitudes ; la seconde suppose la curiosité et le doute".

Voilà, tout est dit, me semble-t-il …

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